Compétences
Les décisions prises par le conseil et le maire d'arrondissement s'inscrivent dans le cadre d'une loi de décembre 1982, dite loi PML parce qu'elle s'applique à Paris, Marseille et Lyon (seules villes françaises qui disposent d'a rrondissements).
Dans cette loi, il est dit qu'une mairie d'arrondissement n'est
pas une mairie de plein exercice. Seul le conseil de Paris, dirigé
par le maire de Paris, vote le budget, lève l'impôt et décide de l'e
nsemble des dépenses. Il est prévu que la mairie d'arrondissement
donne son avis sur un certain nombre de projets, de dossiers
concernant l'arrondissement (urbanisme, occupation du sol,
subventions…). Elle assure théoriquement la gestion d'un certain
nombre d'équipements de proximité : les crèches, les équipements
sportifs, les petits espaces verts…
Cependant, il convient de rappeler que le maire d'a
rrondissement n'a pas autorité sur le personnel, ne peut fixer les
budgets de fonctionnement et ne dispose pas des crédits d'i
nvestissement.
D'autre part, certains services ouverts au public
en mairie (comme le logement, les inscriptions scolaires, les
élections…) ne sont pas placés sous l'autorité du maire d'a
rrondissement mais directement sous celle du maire de Paris.
Le budget
Le calendrier budgétaire
L'élaboration du programme d'investissement localisé
(PIL)
En janvier, le Maire d'arrondissement engagent une
discussion avec les directions municipales (voirie, propreté,
affaires scolaires, jeunesse et sports, architecture…) sur les
différents projets d'investissement qu'ils souhaitent mettre en
œuvre sur l'arrondissement. Cette phase est destinée à recueillir
les éléments techniques de faisabilité des différentes opérations
assortis d'une estimation financière. C'est au vu de ses études
qu'u ne sélection pourra être établie. En mai, le Maire
d'arrondissement doit communiquer ses propositions à l'Adjoint au
Maire de Paris chargé des finances. De juin à septembre, des
discussions sont engagées pour tenir compte des priorités locales
au cours de 3
réunions préparatoires entre la 1
ère Adjointe, l'Adjoint à l'Administration, l'Adjoint
aux Finances et le Maire d'arrondissement qui défend ses projets et
définit ses priorités. A l'issue de cette rencontre, un projet de
budget est établi.
Le vote du budget
En décembre, le Maire de Paris présente le futur budget de
la ville et du département devant le Conseil de Paris. La séance
budgétaire fait l'objet de nombreux débats, de dépôts d'a
mendements. Ce budget doit être voté avant le 31 mars. Une fois
voté, le budget devient
budget primitif. En raison des aléas rencontrés,
ces budgets font l'objet d'ajustement au cours de l'exercice
(modificatif puis collectif au titre du fonctionnement et décisions
modificatives pour ce qui est de l'investissement).
La structure d'un budget
Le fonctionnement
Il comprend les dépenses de gestion courante (dépenses de
personnel, d'entretien, de fourniture et de petit matériel), ainsi
que des travaux non amortissables tels que, par exemple, les
travaux de peinture et les renouvellements de plantations des
petits espaces verts.
L'investissement
Les investissements concernent la création ou la
réhabilitation d'établissements (crèches, écoles, stades, gymnases,
conservatoires), les grands travaux de voirie, d'urbanisme et d'a
ménagements (éclairage, signalisation, trottoirs), les grosses
réparations à effectuer sur le patrimoine. Ces différentes
opérations font l'objet d'une autorisation de programme.
-
Les autorisations de programme
Les autorisations de programme représentent un montant estimé des dépenses qui peuvent être engagées pour le financement des investissements. Elles peuvent être révisées et ont un caractère pluriannuel. Elles disparaissent dès lors que l'opération est terminée. -
Les crédits de paiement
Les crédits de paiement représentent les dépenses qui seront engagées au cours de l'exercice au fur et à mesure de l'a vancement des travaux. Ils sont annuels.
Les crédits délégués aux arrondissements : l'Etat Spécial
En fonctionnement ?
La dotation d'animation locale fait partie d'un processus de
déconcentration des crédits vers les mairies d'arrondissement. La
dotation est calculée au prorata du nombre d'habitants, assorties
d' un mécanisme correcteur tenant compte de critères sociologiques
décidés par le Conseil de Paris. Figurent également les crédits
relatifs au fonctionnement des équipements localisés (équipements
de petite enfance, de jeunesse, de sports, d'animation culturelle
et petits espaces verts.)
En investissement ?
Il s'agit des dotations relatives aux
investissements localisés. Le Maire d'a
rrondissement dispose également d'une
dotation forfaitaire d'investissement destinée à
des interventions d'urgence.