Les Seniors dans le 11e
Acteurs essentiels de la vie de la cité
L'espérance de vie a augmenté de vingt ans en un demi-siècle. C'est une chance, à condition que l'âge ne devienne pas facteur d'exclusion. À Paris et dans le 11e, tout est entrepris pour permettre aux aînés une participation active à la vie de la cité et une qualité de vie optimale dans le respect de chacun, jour après jour, année après année.
De l'âge de la retraite à la perte d'autonomie, les besoins de chacun évoluent et la collectivité parisienne doit tenir compte des mouvements démographiques et sociologiques profonds de notre société. Parmi les thèmes de travail du futur schéma gérontologique figurent notamment : bien vivre le temps de la retraite en encourageant et en valorisant le rôle social des seniors dans la cité ; bien vivre dans la ville, en permettant l'adaptation de l'habitat et l'accessibilité des transports et de l'espace public ; vivre le mieux possible la perte d'autonomie enfin, en contribuant au maintien à domicile et au développement d'une offre adaptée en établissements.
Pour une retraite active
La retraite est une étape importante de la vie où une
nouvelle place dans la société doit être trouvée.
À Paris, on peut ainsi bénéficier d'une offre extrêmement
vaste en loisirs qui sont autant de possibilités de complicités
nouvelles et d'enrichissement personnel. La section locale du
Centre d'Action Sociale du 11e arrondissement offre par exemple
plus de 11 000 places chaque année pour des spectacles, des
concerts, des projections. De plus, dans les 9 clubs seniors du
11e, près d'une trentaine d'activités sont proposées comme des
ateliers de conversation anglaise, des cours de danse de salon ou
d'artisanat, mais également des conférences, des spectacles, des
bals... À l'échelle de Paris, l'Université Permanente connaît un
succès retentissant, tout comme la carte Senior+ qui offre aux
Parisiens de plus de 55 ans l'accès gratuit à des activités
sportives, encadrées par des professeurs diplômés, allant de
l'aquagym au taekwondo.
Mais le vieillissement actif comprend également un
encouragement à l'investissement citoyen qui est aussi pour les
aînés une occasion de transmettre leur expérience. À Paris, 51 %
des personnes de plus de 65 ans sont bénévoles alors qu'elles ne
sont que 36 % pour l'ensemble de la population.
Le Conseil des Seniors du 11e, qui fut la première instance
de ce type à Paris, contribue depuis 1996 à ce que le regard des
aînés éclaire la décision publique. Ses membres sont aussi à
l'origine d'actions de transmission en direction des plus jeunes.
Citons également l'initiative lancée au Service Emploi de la
Mission locale dans le 11e, qui met en œuvre des parrainages de
jeunes en réinsertion professionnelle par des retraités ou salariés
seniors de l'arrondissement. 90 jeunes sont suivis chaque année
dans le cadre de ce dispositif.
Bien vivre dans la ville
Défendre un projet de société fait de mixité sociale et
générationnelle, c'est aussi permettre aux aînés de continuer à
vivre de plain-pied dans la ville. La question de l'accessibilité
dans l'espace public est aujourd'hui prise en compte dans tout
projet d'urbanisme. Et pour inciter les seniors à continuer à se
déplacer, une politique volontariste est menée, permettant à 9 000
seniors du 11e de bénéficier chaque année d'une carte d'accès aux
transports en commun.
Parallèlement, en matière de maintien à domicile, les sections
locales du Centre d'Action Sociale délivrent une gamme complète de
services allant de la téléalarme, au port des repas ou bien à la
mise à disposition d'aides à domicile.
La Direction des affaires culturelles a aussi développé le
portage à domicile de livres et de revues issus des fonds des
bibliothèques parisiennes par des jeunes effectuant un Service
civique volontaire.
Une ville solidaire avec ses aînés
Les contrastes économiques dans le 11e sont forts, avec, chez
les plus de 75 ans, un revenu fiscal médian bien en-dessous de la
moyenne parisienne. 1 823 personnes sont ainsi bénéficiaires de
l'Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA). Afin de lutter contre
une précarisation croissante des seniors, Paris va bien au-delà de
l'aide légale. Ainsi, a été étendu l'an dernier le dispositif Paris
logement afin de donner plus de moyens au plus de 65 ans pour
rester dans leurs logements. Cela correspond pour Paris à un budget
annuel de 6 millions d'euros.
De plus, pour permettre à tous ceux qui en ont besoin de se
faire accompagner de façon adaptée, la Ville a décidé d'exonérer
les Parisiens âgés dont les ressources sont inférieures à 1 000 €
de toute participation à l'APA (au lieu d'un seuil légal national
fixé à 695 € pour une personne seule).
En ce qui concerne les équipements spécialisés, une des
particularités du 11e est de disposer d'un grand nombre de
résidences. Au total, ce sont 13 résidences appartements et une
résidence services, tandis que deux établissements pour personnes
âgées dépendantes complètent l'offre en la matière.
Pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, un
nouveau lieu d'accueil de jour vient d'ouvrir dans
l'arrondissement. Le Centre Marie de Miribel, géré par la Fondation
Œuvre de la Croix-Saint-Simon, propose des activités de stimulation
sensorielle et intellectuelle permettant de retarder les effets de
la maladie.
Il constitue aussi un soutien très fort pour les familles et
les aidants, ainsi mieux armés pour vivre la perte d'autonomie d'un
de leurs proches. Ces structures d'un genre nouveau sont amenées à
se développer dans Paris, qui comptera en 2014 plus de 450 places
de ce type.